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Agence de l'eau
Établissement public de l’État, l’agence de l’eau a pour mission de contribuer à améliorer la gestion des ressources en eau et à protéger les milieux aquatiques à l’échelle de leur bassin. Ses ressources proviennent de la perception de redevances provenant de l’ensemble des utilisateurs de l’eau sur les prélèvements et la pollution des eaux. L’agence de l’eau apporte des aides financières aux actions d’intérêt commun.
Aires de besoins – aires candidates
Les aires de besoins sont les rivières présentant une faible quantité ou diversité biologique et qui ont besoin d’être réensemencées.
A l’inverse, les aires candidates sont les rivières présentant une quantité et une diversité biologique importantes (poissons, invertébrés, algues). Elles peuvent servir à réensemencer les aires de besoins.
L’identification des réservoirs biologiques repose notamment sur la délimitation d’aires candidates et d’aires de besoins.
Algues phytoplanctoniques
Ce sont les algues microscopiques en suspension dans l’eau. Nourries par les rejets de nitrates et de phosphore, elles peuvent être présentes en large excès dans les eaux douces ou littorales. Elles provoquent alors des phénomènes de dégradation de la qualité de l'eau.
Alimentation et eau potable

Ensemble des équipements, des services et des actions qui permettent, en partant d’une eau brute, de produire une eau conforme aux normes de potabilité en vigueur, distribuée ensuite aux consommateurs. On considère 4 étapes distinctes dans cette alimentation :

  • prélèvement,

  • captages,

  • traitement pour potabiliser l’eau,

  • adduction (transport et stockage)

  • distribution au consommateur.

Altération d’un milieu aquatique

Modification de l’état d’un milieu aquatique ou d’un hydrosystème, allant dans le sens d’une dégradation. Les altérations se définissent par leur nature (physique, ionique, organique, toxique, bactériologique,...) et leur effet (eutrophisation, asphyxie, empoisonnement, modification des peuplements...).

Le plus souvent ces altérations sont anthropiques (c’est-à-dire dues aux activités humaines), mais elles peuvent aussi être d’origine naturelle.
Aménagement
Intervention sur les milieux naturels ou modifiés pour privilégier généralement un usage (épis pour la navigation, levées contre les crues…).
Annexes hydrauliques
Bras secondaires, bras morts, marais, prairies inondables accompagnent souvent nos rivières. Appelés plus globalement annexes hydrauliques, elles contribuent à leur richesse écologique. Elles abritent en effet une flore d’une grande diversité et sont également des sites de reproduction indispensables pour certaines espèces animales.
Aquifères libres
Nappes d’eau souterraine en contact avec la surface alimentées directement par les eaux de pluie. Par opposition aux aquifères dits captifs qui sont séparés de la surface par une couche géologique imperméable.
Artificialisation des cours d’eau
On entend par artificialisation des cours d’eau les modifications physiques des milieux aquatiques (aménagement des berges, chenalisation, recalibrages…) ou du régime des cours d’eau (dérivations, écluses, barrages). Réalises pour faciliter les activités humaines, ces aménagements réduisent les capacités d’auto-défense des cours d’eau et perturbent les habitats et les conditions de reproduction et de circulation de nombreuses espèces.
Assainissement autonome

L’assainissement autonome également appelé assainissement individuel ou non collectif consiste à traiter les eaux usées d’une habitation individuelle sur son terrain.

Parfois, il regroupe le traitement des eaux usées de quelques habitations voisines sur un même terrain privé.
Assainissement collectif
Mode d’assainissement constitué par un réseau public de collecte et de transport des eaux usées (les égouts) vers un ouvrage d’épuration. Les eaux usées sont épurées dans le milieu naturel.
Auto-épuration

Ensemble des processus biologiques, chimiques ou physiques permettant à un écosystème (rivière, lacs, mer et océan...) de transformer lui-même les substances le plus souvent organiques qu’il produit ou qui lui sont apportées de l’extérieur. Les organismes vivant dans les milieux aquatiques jouent dans ce processus un rôle important (bactéries, protozoaires, algues, poissons...).

L’auto-épuration est limitée : si les rejets concentrés de matières organiques dépassent un certain seuil, la capacité d’auto-épuration naturelle est dépassée et la pollution persiste.

Par ailleurs, la présence de substances toxiques peut inhiber le phénomène d’auto-épuration.
Autorité compétente
Instance responsable de la mise en œuvre de la directive cadre sur l’eau à l’échelle du district. En France, il s’agit des préfets coordonnateurs de bassin et, pour la Corse, de la collectivité territoriale de Corse.