|
|
- Liste complète -
Agence de l'eau
Établissement public de l’État, l’agence de l’eau a pour mission de contribuer à améliorer la gestion des ressources en eau et à protéger les milieux aquatiques à l’échelle de leur bassin. Ses ressources proviennent de la perception de redevances provenant de l’ensemble des utilisateurs de l’eau sur les prélèvements et la pollution des eaux. L’agence de l’eau apporte des aides financières aux actions d’intérêt commun.
|
Aires de besoins – aires candidates
Les aires de besoins sont les rivières présentant une faible quantité ou diversité biologique et qui ont besoin d’être réensemencées. A l’inverse, les aires candidates sont les rivières présentant une quantité et une diversité biologique importantes (poissons, invertébrés, algues). Elles peuvent servir à réensemencer les aires de besoins. L’identification des réservoirs biologiques repose notamment sur la délimitation d’aires candidates et d’aires de besoins.
|
Algues phytoplanctoniques
Ce sont les algues microscopiques en suspension dans l’eau. Nourries par les rejets de nitrates et de phosphore, elles peuvent être présentes en large excès dans les eaux douces ou littorales. Elles provoquent alors des phénomènes de dégradation de la qualité de l'eau.
|
Alimentation et eau potable
Ensemble des équipements, des services et des actions qui permettent, en partant d’une eau brute, de produire une eau conforme aux normes de potabilité en vigueur, distribuée ensuite aux consommateurs. On considère 4 étapes distinctes dans cette alimentation :
-
prélèvement,
-
captages,
-
traitement pour potabiliser l’eau,
-
adduction (transport et stockage)
-
distribution au consommateur.
|
Altération d’un milieu aquatique
Modification de l’état d’un milieu aquatique ou d’un hydrosystème, allant dans le sens d’une dégradation. Les altérations se définissent par leur nature (physique, ionique, organique, toxique, bactériologique,...) et leur effet (eutrophisation, asphyxie, empoisonnement, modification des peuplements...).
Le plus souvent ces altérations sont anthropiques (c’est-à-dire dues aux activités humaines), mais elles peuvent aussi être d’origine naturelle.
|
Aménagement
Intervention sur les milieux naturels ou modifiés pour privilégier généralement un usage (épis pour la navigation, levées contre les crues…).
|
Annexes hydrauliques
Bras secondaires, bras morts, marais, prairies inondables accompagnent souvent nos rivières. Appelés plus globalement annexes hydrauliques, elles contribuent à leur richesse écologique. Elles abritent en effet une flore d’une grande diversité et sont également des sites de reproduction indispensables pour certaines espèces animales.
|
Aquifères libres
Nappes d’eau souterraine en contact avec la surface alimentées directement par les eaux de pluie. Par opposition aux aquifères dits captifs qui sont séparés de la surface par une couche géologique imperméable.
|
Artificialisation des cours d’eau
On entend par artificialisation des cours d’eau les modifications physiques des milieux aquatiques (aménagement des berges, chenalisation, recalibrages…) ou du régime des cours d’eau (dérivations, écluses, barrages). Réalises pour faciliter les activités humaines, ces aménagements réduisent les capacités d’auto-défense des cours d’eau et perturbent les habitats et les conditions de reproduction et de circulation de nombreuses espèces.
|
Assainissement autonome
L’assainissement autonome également appelé assainissement individuel ou non collectif consiste à traiter les eaux usées d’une habitation individuelle sur son terrain.
Parfois, il regroupe le traitement des eaux usées de quelques habitations voisines sur un même terrain privé.
|
Assainissement collectif
Mode d’assainissement constitué par un réseau public de collecte et de transport des eaux usées (les égouts) vers un ouvrage d’épuration. Les eaux usées sont épurées dans le milieu naturel.
|
Auto-épuration
Ensemble des processus biologiques, chimiques ou physiques permettant à un écosystème (rivière, lacs, mer et océan...) de transformer lui-même les substances le plus souvent organiques qu’il produit ou qui lui sont apportées de l’extérieur. Les organismes vivant dans les milieux aquatiques jouent dans ce processus un rôle important (bactéries, protozoaires, algues, poissons...).
L’auto-épuration est limitée : si les rejets concentrés de matières organiques dépassent un certain seuil, la capacité d’auto-épuration naturelle est dépassée et la pollution persiste.
Par ailleurs, la présence de substances toxiques peut inhiber le phénomène d’auto-épuration.
|
Bandes végétalisées
Les bandes végétalisées (enherbées ou boisées) en bordure de cours d’eau conditionnent la qualité des habitats aquatiques. Elles contribuent à améliorer la qualité de l’eau et à préserver la biodiversité. Elles sont un refuge et un espace de circulation des espèces, tout particulièrement dans les zones de grande culture ou semi-urbanisées. Elles permettent d’intercepter le ruissellement d'eau et limitent ainsi le transfert de substances polluantes (produits phytosanitaires, phosphore, nitrates) depuis les terrains cultivés vers les milieux aquatiques. Le Sdage prévoit l’implantation de bandes végétalisées d’au moins 5 mètres de large le long de tous les cours d'eau dans les secteurs touchés par les pollutions par les nitrates.
|
Bassin d’alimentation de captage
Le bassin d’alimentation d’un captage est la surface qui alimente le captage. Il correspond à l’aire de collecte de toutes les eaux qui s’écoulent en surface ou en souterrain vers le captage.
|
Bassin Loire-Bretagne
Le bassin Loire-Bretagne va des sources de la Loire et de l’Allier jusqu’à la pointe du Finistère. Il comprend le bassin de la Loire et de ses affluents (120 000 km2), le bassin de la Vilaine et les bassins côtiers bretons et vendéens.
Au total il s’étend sur 155 000 km2, soit 28 % du territoire national métropolitain, 36 départements et 10 régions en tout ou partie. Il compte 7368 communes et 12 millions d’habitants y vivent.
|
Bassin versant et bassin hydrographique
Surface d’alimentation d’un cours d’eau ou d’un lac. Le bassin versant se définit comme l’aire de collecte des eaux, considérée à partir d’un exutoire : elle est limitée par le contour à l’intérieur duquel toutes les eaux s’écoulent en surface et en souterrain vers cet exutoire.
Ses limites sont des lignes de partage des eaux superficielles.
Un bassin hydrographique est un grand ensemble de bassins versants. C’est aussi une unité administrative d’aménagement et de gestion des eaux. La France est divisée en 6 bassins continentaux, plus la Corse et les DOM, chacun étant doté d’un comité de bassin, d’un programme de surveillance, d’un schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux, et d’un programme de mesures en application de la directive cadre sur l’eau.
|
Bloom phytoplanctonique
Aussi appelé efflorescence algale, il correspond à une augmentation rapide de la concentration d’une ou plusieurs espèce(s) de phytoplancton dans l’eau. Ce phénomène peut concerner les eaux douces ou marines.
|
Bon état chimique
Le bon état chimique d’une eau de surface est atteint lorsque les concentrations en polluants ne dépassent pas les normes de qualité environnementale.
Le bon état chimique d’une eau souterraine est atteint lorsque les concentrations de polluants ne montrent pas d’effets d’entrée d’eau salée, ne dépassent pas les normes de qualité et n’empêchent pas d’atteindre les objectifs pour les eaux de surface associées.
|
Bon état des eaux
Le bon état est l’objectif à atteindre pour l’ensemble des eaux en 2015, conformément à la directive cadre sur l’eau, sauf en cas de report de délai (2021, 2027) ou de définition d’un objectif moins strict.
Le bon état d’une eau de surface (cours d’eau, plan d’eau, littoral et estuaire) est atteint lorsque son état écologique et son état chimique sont au moins "bons".
Le bon état d’une eau souterraine est atteint lorsque son état quantitatif et son état chimique sont au moins "bons".
|
Bon état écologique
L’état écologique est l’appréciation de la structure et du fonctionnement des écosystèmes aquatiques associés aux eaux de surface. Il s’appuie sur des critères de nature biologique (présence d’êtres vivants végétaux et animaux), hydro morphologique ou physico-chimique.
|
Bon état quantitatif
Le bon état quantitatif d’une eau souterraine est atteint lorsque les prélèvements ne dépassent pas la capacité de renouvellement de la ressource disponible, compte tenu de la nécessaire alimentation des écosystèmes aquatiques de surface, des sites et zones humides directement dépendants.
|
Captages prioritaires
Les captages sont des ouvrages permettant l’exploitation des eaux de surface ou des eaux souterraines. Ils sont prioritaires s’ils sont particulièrement atteints par les pollutions diffuses (principalement les nitrates et les pesticides) et s’ils ont un intérêt stratégique pour l’alimentation en eau potable. Cet intérêt est apprécié notamment selon le nombre de personnes desservies actuellement ou dans l’avenir, selon la capacité du captage à être utilisé comme ressource de secours pour d’autres populations. Des mesures de protection renforcée sont mises en place sur les 128 captages prioritaires identifiés dans le Sdage Loire-Bretagne. Priorité sera donnée sur les périmètres de ces captages aux surfaces d’agriculture biologique et d’agriculture utilisant peu d’intrants afin de préserver la ressource en eau et de réduire ses coûts d’épuration.
|
Coliformes et entérocoques
Ce sont des indicateurs de pollution bactériologique de l’eau, plus particulièrement par les matières fécales.
|
Comité de bassin
Le comité de bassin est une assemblée qui regroupe les différents acteurs publics ou privés agissant dans le domaine de l’eau : représentants des collectivités, des usagers socio-professionnels, des associations, de l’Etat. Son objet est de débattre de façon concertée les grands axes de la politique de l’eau dans le bassin hydrographique. Il élabore le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux ( Sdage).
|
Commission locale de l’eau (CLE)
Commission de concertation instaurée par la loi sur l’eau de 1992 et instituée par le préfet, elle est chargée de l’élaboration, de la révision et du suivi des schémas d’aménagement et de gestion des eaux ( Sage). Les objectifs du Sage doivent être compatibles avec ceux du Sdage. Sa composition est fixée par la loi et précisée par décret (1/2 représentants d’élus, 1/4 représentants d’usagers, 1/4 représentants de l’État). Le président doit être un membre du collège des élus et il est élu par ce collège.
|
Conchylicole
Se rapporte à l’élevage des coquillages comestibles. Le Sdage vise à maintenir ou améliorer la qualité sanitaire des zones et des eaux conchylicoles.
|
Consultation
Parce que l’on ne protège bien que ce que l’on connaît, les Etats de l’Union européenne ont décidé d’informer et d’associer les habitants à la définition des politiques de l’eau. En 2005 a eu lieu une consultation sur les questions importantes pour la reconquête du bon état des eaux. En 2008, le comité de bassin soumet au public son projet stratégique pour l’eau.
|
Continuité écologique
La rivière est un milieu vivant dans lequel des espèces aquatiques comme les poissons se déplacent de l’amont à l’aval (mais aussi d’un côté à l’autre). Elle transporte des matériaux (débris de roches et de végétaux, sable, argile…) qui modèlent le lit de la rivière, fertilisent les régions où ils se déposent, et constituent des lieux de reproduction. Le transport des matériaux ou la circulation des poissons peuvent être entravés par des obstacles tels que les barrages ou des zones d’assèchement prononcé. La continuité écologique est assurée lorsque circulent librement dans la rivière les sédiments et les espèces aquatiques. Dans de nombreuses rivières, elle est nécessaire pour atteindre le bon état des eaux.
|
Contrat de rivière
Programme d’action sur 5 ans destiné à restaurer et à valoriser une rivière et son bassin versant. Le contrat comprend des engagements financiers précis. Le projet de contrat est soumis au comité de bassin.
|
Contrôle sanitaire des eaux
Contrôle portant sur toutes les eaux destinées aux usages et ayant une incidence sur la santé publique (eau potable, baignade, abreuvement...), et qui vérifie leur conformité à des exigences réglementaires sur le plan de la consommation ou de l’hygiène humaine et animale.
|
Coût disproportionné
Importance estimée du coût de certaines mesures nécessaires pour atteindre le bon état des eaux en 2015. La disproportion est examinée au cas par cas au vu de critères tels que :
- les moyens financiers disponibles sur le territoire concerné par la mesure et au sein du/des groupes d’utilisateurs qui en supportent le coût ;
- les bénéfices de toutes natures attendus de l’atteinte du bon état.
|
Coût environnemental
Coût des dommages causés à l’environnement et aux écosystèmes, et aussi indirectement à ceux qui les utilisent : dégradation de la qualité d’une nappe et de sols, coût des traitements de potabilisation supplémentaires imposés aux collectivités, etc.
|
Coûts externes
Coûts induits par une activité au détriment d’une autre activité, d’un milieu, etc. et non compensés ni pris en charge par ceux qui les génèrent. Ainsi, les coûts de recherche et d’exploitation d’une nouvelle ressource pour la production d’eau potable suite à la pollution d’une nappe précédemment exploitée sont des coûts externes : causés par des pollutions diverses (agricoles, domestiques, etc.), ces coûts sont en fait supportés par les collectivités et in fine par les abonnés des services d’eau potable sur le prix du mètre cube.
|
Crue
Phénomène caractérisé par une montée en général assez rapide du niveau d’un cours d’eau, liée à une croissance du débit jusqu’à un niveau maximum dont il redescend en général plus lentement. Ce phénomène peut se traduire par un débordement hors de son lit mineur. Les crues font partie du régime d’un cours d’eau. En situation exceptionnelle, les débordements peuvent devenir dommageables par l’extension et la durée des inondations (en plaine) ou par la violence des courants (crues torrentielles). On caractérise aussi les crues par leur période de récurrence : crue quinquennale (fréquence une année sur 5 - Récurrence 5) crue décennale (fréquence une année sur 10 - Récurrence 10) crue centennale (fréquence une année sur 100 - Récurrence 100).
|
Débit
C’est le volume d’eau écoulé par unité de temps en un point donné. Plusieurs objectifs de débits sont définis dans des points stratégiques du bassin ( points nodaux) : le débit objectif d’étiage, le débit seuil d’alerte et le débit de crise
Le débit objectif d’étiage (DOE). Au dessus de ce débit, l’ensemble des usages de l’eau (activités, prélèvements, rejets,…) est possible. Ces usages sont en équilibre avec le bon fonctionnement du milieu aquatique. C’est un débit moyen mensuel en période de basses eaux.
Le débit de seuil d’alerte (DSA). En dessous de ce débit, une des activités utilisatrices d’eau ou une des fonctions du cours d’eau est compromise. Ce débit est donc un seuil de déclenchement de mesures correctives : premières mesures de restriction des prélèvements ou des rejets. C’est un débit moyen journalier.
Le débit de crise (DCR). En dessous de ce débit, seules les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile et de l’alimentation en eau potable de la population et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits. A ce niveau, toutes les mesures de restriction des prélèvements et des rejets doivent avoir été mises en œuvre. C’est un débit moyen journalier
|
Dévalaison
Pour un poisson migrateur, c’est l’action de descendre un cours d’eau pour retourner dans un lieu nécessaire à son développement (lieu de reproduction ou de croissance selon cycle de migration).
|
Directive
(au sens européen) Acte juridique de l’Union européenne qui fixe aux États membres des objectifs qui doivent être transposés dans leur droit interne : les États ont une obligation quant au résultat mais sont laissés libres quant aux moyens à mettre en œuvre pour y parvenir. À l’initiative de la Commission, la Cour de justice des communautés européennes peut sanctionner les États qui ne respectent pas leurs obligations.
|
Directive cadre sur l’eau
Directive 2000/60/CE du parlement européen et du conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire de l’eau, communément appelée directive cadre.
Elle fixe des objectifs et des échéances, dont le « bon état » des eaux en 2015, et établit une procédure pour les atteindre : réalisation d’un état des lieux, définition d’un programme de surveillance, consultation et participation du public à l’élaboration des plans de gestion du bassin (en France le Sdage), adoption d’un programme de mesures, récupération des coûts, etc.
|
Dispositions
Elles indiquent ce qu’il convient de faire et dans quelles conditions, ou elles fixent des règles de gestion. Une disposition est précise car elle a valeur d’obligation. Elle est opposable aux décisions administratives dans le domaine de l’eau (décisions de police de l’eau par exemple) et à certains documents dans le domaine de l’urbanisme (plans locaux d’urbanisme et schémas de cohérence territoriale). Plusieurs dispositions peuvent décliner une orientation fondamentale.
Exemple, pour limiter les pesticides la disposition 4A-2 : « Les Sage comportent un plan de réduction de l’usage des pesticides. Ce pan concerne les usages agricoles et non agricoles. Il s’appuie sur les actions du plan national Ecophyto 2018. Il identifie les zones sur lesquelles les efforts de réduction doivent porter en priorité. »
Exemple, les documents d’urbanisme doivent protéger les zones humides, la disposition 8A-1 : « Les schémas de cohérence territoriale et les plans locaux d’urbanisme doivent être compatibles avec les objectifs de protection des zones humides prévus dans le Sdage et dans les Sage ». Elle précise « En l’absence d’inventaire (…) les communes élaborant ou révisant leurs documents d’urbanisme sont invitées à réaliser cet inventaire dans le cadre de l’état initial de l’environnement. Les PLU incorporent dans les documents graphiques les zones humides dans une ou des zones suffisamment protectrices et, le cas échéant, précisent, dans le règlement ou dans les orientations d’aménagement, les dispositions particulières qui leur seront applicables en matière d’urbanisme. »
|
Eaux
Les eaux visées par la directive cadre sur l’eau sont toutes les eaux :
-
les eaux de surface : cours d’eau, plans d’eau, canaux, réservoirs,
-
les eaux côtières et de transition (estuaires),
-
les eaux souterraines.
|
Eaux de baignade
Eaux ou parties de celles-ci (zone d’un plan d’eau,...), douces, courantes ou stagnantes, ainsi que l’eau de mer, dans lesquelles la baignade :
-
est expressément autorisée par les autorités compétentes dans la mesure où elles satisfont à des normes européennes,
-
n’est pas interdite et habituellement pratiquée par un nombre important de baigneurs.
|
Eaux résiduaires ou Eaux usées
Eaux ayant été utilisées par l’homme. On distingue généralement les eaux usées d’origines domestique, industrielle ou agricole. Ces eaux sont rejetées dans le milieu naturel directement ou par l’intermédiaire de système de collecte avec ou sans traitement.
|
Écosystème
Ensemble des êtres vivants (la biocénose), des éléments non vivants et des conditions climatiques et géologiques (le biotope) qui sont liés et interagissent entre eux et qui constitue une unité fonctionnelle de base en écologie.
L’écosystème d’un milieu aquatique est décrit généralement par :
- les êtres vivants qui en font partie
- la nature du lit et des berges
- les caractéristiques du bassin versant
- le régime hydraulique
- la physico-chimie de l’eau.
|
Entérocoques et coliformes
Ce sont des indicateurs de pollution bactériologique de l’eau, plus particulièrement par les matières fécales.
|
Entretien des cours d’eau
Ensemble d’actions régulières visant à conserver les potentialités de l’ écosystème (biotope, habitat et reproduction des espèces, écoulement des eaux, stabilisation des rives, filtration des eaux), à satisfaire les usages locaux (navigation, loisirs, pêche, paysages,...) et à protéger les infrastructures et les zones urbanisées.
|
Equilibre de la fertilisation
La fertilisation, c’est-à-dire l’apport d’engrais ou de nutriments (azote, phosphore) est équilibrée quand elle correspond aux besoins de la plante. Il y a alors moins de reliquats non consommés risquant d’être entraînés vers les cours d’eau ou les nappes d’eau souterraine.
|
Espace de mobilité
Espace du lit majeur à l’intérieur duquel le cours d’eau se déplace latéralement (zones de méandres, bras secondaires).
|
Espèces envahissantes
Les espèces envahissantes sont des espèces animales ou végétales qui ont été introduites intentionnellement (intérêt ornemental, aquariophilie,…) ou accidentellement dans une région située en dehors de son aire de répartition naturelle. Ces espèces deviennent « envahissantes » lorsqu’elles entrent en concurrence directe avec les espèces locales au point de les remplacer. Elles sont source de gêne pour les activités humaines (obstruction de voies d’eau, développement exhubérant…). C’est aussi une cause importante de diminution de la biodiversité et d’altération du fonctionnement de nos rivières.
|
État des lieux
(au sens de la directive cadre) L’état des lieux, ou « caractérisation », correspond à une analyse d’ensemble du bassin hydrographique, balayant trois aspects :
- les caractéristiques du bassin hydrographique ;
- les incidences des activités humaines sur l’état des eaux ;
- l’analyse économique de l’utilisation de l’eau.
Il est complété par un registre des zones protégées. Les états des lieux des bassins hydrographiques ont été adoptés avant fin 2004
|
Eutrophisation
Enrichissement des cours d’eau et des plans d’eau en éléments nutritifs, essentiellement le phosphore et l’azote qui constituent un véritable engrais pour les plantes aquatiques. Elle se manifeste par la prolifération excessive des végétaux dont la décomposition provoque une diminution notable de la teneur en oxygène. Il s’en suit, entre autres, une diversité animale et végétale amoindrie et des usages perturbés (alimentation en eau potable, loisirs,...).
|
Gestion concertée (dans le domaine de l’eau)
Démarche visant à arrêter des décisions en associant les acteurs concernés, et notamment les utilisateurs, sur un problème de gestion de l’eau.
|
Gestion équilibrée
Selon la loi sur l’eau de 1992, gestion visant à "assurer la préservation des écosystèmes aquatiques, des sites et des zones humides, la protection contre les pollutions et la restauration de la qualité des eaux (...), le développement et la protection de la ressource en eau, la valorisation de l’eau comme ressource économique et la répartition de cette ressource, et ce de façon à concilier et à satisfaire les différents usages, activités ou travaux liés à l’eau (...)".
|
Gestion intégrée
Gestion qui implique à l’échelle d’une unité hydrographique cohérente :
-
une concertation et une organisation de l’ensemble des acteurs ainsi qu’une coordination des actes d’aménagement et de gestion (politiques sectorielles, programmation,...),
-
et de favoriser une synergie entre le bon fonctionnement des écosystèmes aquatiques et la satisfaction des usages. La gestion intégrée vise à optimiser les actions pour atteindre une gestion équilibrée.
|
Habitat (au sens de la directive)
Milieu dans lequel vit une espèce ou un groupe d’espèces animales ou végétales (ex. : tourbières, roselières d’estuaire, chênaies, ...). Ce sont des zones terrestres ou aquatiques possédant des caractéristiques biogéographiques et géologiques particulières et uniques.
|
Hydroécorégion
C’est une zone homogène du point de vue de la géologie, du relief et du climat. Ces éléments naturels déterminent la quantité et la diversité d’espèces aquatiques (poissons, invertébrés, algues…) susceptibles d’être rencontrées dans les cours d’eau. Les hydroécorégions sont utiles pour délimiter les masses d’eau de surface et définir le bon état. Il existe 21 hydro-écorégions principales en France métropolitaine.
|
Hydromorphologie
C'est l'étude de la forme du lit de la rivière et de la façon dont elle transporte les sédiments (sables...). Autrement dit, le lit (taille des matériaux constituant le fond...), la forme de la végétation des berges, rectiligne ou sinueux (méandres, gorges...) et la vitesse du courant. La morphologie des rivières influence la qualité de l'eau et des milieux. A titre d'exemple un courant rapide est propice aux truites, un écoulement lent est plutôt favorable au brochet ou à la carpe. Certaines activités (extractions de sables et graviers, barrages, navigation...) modifient la morphologie de la rivière.
|
Impact
Conséquence des pressions sur les milieux : augmentation des concentrations en phosphore, perte de la diversité biologique, mort de poisson, augmentation de la fréquence de certaines maladies chez l’homme, modification de certaines variables économiques...
Les pressions, liées aux activités humaines, peuvent être des rejets, les prélèvements d’eau, l’ artificialisation des milieux aquatiques, la capture de pêche…
|
Lessivage
Entraînement en profondeur par l’eau de pluie des nitrates (ou autres produits polluants) qui peuvent ainsi atteindre les nappes souterraines, les cours d’eau ou les estuaires.
|
Lit majeur, lit mineur
Les limites du lit mineur sont marquées par les berges du cours d’eau. Il est formé d’un chenal unique ou de plusieurs chenaux et de bancs de sables ou galets recouverts par les eaux coulant à pleins bords.
Le lit majeur correspond à l’espace situé au-delà des rives et que l’eau peut envahir en cas de crue majeure.
|
Masse d’eau
Portion de cours d’eau, canal, aquifère, plan d’eau ou zone côtière homogène. Il s’agit d’un découpage élémentaire des milieux aquatiques destinée à être l’unité d’évaluation de la directive cadre de l’eau.
Une masse d’eau de surface est une partie distincte et significative des eaux de surface, telles qu’un lac, un réservoir, une rivière, un fleuve ou un canal, une partie de rivière, de fleuve ou de canal, une eau de transition ou une portion d’eaux côtières. Pour les cours d’eau la délimitation des masses d’eau est basée principalement sur la taille du cours d’eau et la notion d’hydro-écorégion. Les masses d’eau sont regroupées en types homogènes qui servent de base à la définition de la notion de bon état.
Une masse d’eau souterraine est un volume distinct d’eau souterraine à l’intérieur d’un ou de plusieurs aquifères.
|
Masse d’eau artificielle
Masse d’eau de surface créée par l’homme dans une zone qui était sèche auparavant. Il peut s’agir par exemple d’un lac artificiel ou d’un canal. Pour ces masses d’eau l’objectif à atteindre est un bon potentiel écologique et bon état chimique.
|
Masse d’eau fortement modifiée
Masse d’eau de surface ayant subi certaines altérations physiques dues à l’activité humaine et de ce fait fondamentalement modifiée quant à son caractère. Du fait de ces modifications la masse d’eau ne peut atteindre le bon état. Si les activités ne peuvent être remises en cause pour des raisons techniques ou économiques, la masse d’eau concernée peut être désignée comme fortement modifiée et les objectifs à atteindre sont alors ajustés : elle doit atteindre un bon potentiel écologique. L’objectif de bon état chimique reste valable, une masse d’eau ne peut être désignée comme fortement modifiée en raison de rejets polluants.
|
Mesures
Les mesures sont des actions, précises, localisées, chiffrées à mettre en œuvre pour empêcher la détérioration des cours d’eau.
Exemples relatif à la question importante 7 « Maîtriser les prélèvements » :
- réaliser des diagnostics de réseau d’eau potable, chercher et réparer les fuites,
- développer la récupération des eaux de pluies pour les usages des collectivités…
Exemples relatif à la question importante 1 « Repenser les aménagements de cours d’eau » :
- restaurer des prairies humides, des bras mots, créer des frayères à brochet,
- gérer, aménager ou supprimer les ouvrages existants, créer des vannes de fonds, aménager des passes à poissons…
|
Mesures agro-environnementales
Elles constituent un ensemble de modifications de pratiques agricoles sur lesquelles un exploitant agricole s’engage dans un cadre contractuel avec l’Etat. Il bénéficie pour cela d’une indemnité compensatrice souvent co-financée par l’Europe. Ces mesures visent à une meilleure prise en compte de l’environnement (protection des eaux…). Ce sont par exemple :
- la réduction de la fertilisation azotée,
- la réduction de l’utilisation des pesticides,
- la diminution de la pression de pâturage sur des prairies ou des habitats remarquables,
- l’entretien des haies, des forêts en bordure de rivière…
|
Métrologie assainissement
La métrologie est un ensemble de méthodes, de techniques et d'outils permettant d'organiser et de réaliser des mesures sur site puis d'en valoriser les résultats. Ainsi, on mesure les précipitations ainsi que les débits et flux polluants collectés et déversés au niveau des trop-pleins du réseau d'assainissement. Ces mesures contribuent à mieux connaître et surveiller l'état et le fonctionnement du réseau. Elles permettent de repérer les éventuels dysfonctionnements (rejets directs dans le milieu avant épuration, intrusions d'eaux parasites, mauvais branchements.). La métrologie est utile pour assurer la pérennité des ouvrages d’assainissement et pour évaluer l'efficacité ou l'incidence des aménagements sur les milieux. La surveillance du réseau d'assainissement au moyen d'une métrologie adaptée est une obligation réglementaire.
|
Milieu
Terme général peu précis scientifiquement, utilisé pour désigner un ensemble présentant des conditions de vie particulières : milieu aquatique, milieu fluvial, milieu estuarien, milieu lacustre, milieu terrestre (forestier, montagnard,etc.)
|
Montaison
Pour un poisson migrateur, c’est l’action de remonter un cours d’eau pour rejoindre son lieu de reproduction ou de croissance.
|
Norme de qualité environnementale
Concentration d’un polluant dans le milieu naturel qui ne doit pas être dépassée, afin de protéger la santé humaine et l’environnement. Intervient dans la détermination de l’état chimique.
|
Nutriment
En langage commun, un nutriment est une substance nutritive pouvant être directement assimilée par l'organisme, telle que protéines, glucides, lipides, sels minéraux, vitamines… Dans le domaine agricole le terme désigne les engrais, notamment l’azote et le phosphore apportés pour nourrir les plantes. Mais, en excès, ces substances se retrouvent dans les eaux et nourrissent les micro ou macro algues à l’origine des phénomènes d’ eutrophisation.
|
Objectifs environnementaux
La directive cadre impose quatre objectifs environnementaux majeurs que sont :
- la non détérioration des ressources en eau,
- l’atteinte du " bon état " en 2015,
- la réduction ou la suppression de la pollution par les " substances prioritaires ",
- le respect de toutes les normes, d’ici 2015 dans les zones protégées.
Le Sdage précise, pour une date donnée, les résultats à atteindre par portion ou ensemble homogène de cours d’eau, plans d’eau, zones côtières ou nappes d’eau.
|
Objectifs moins strict
En cas d’impossibilité d’atteindre le bon état ou lorsque sur la base d’une analyse coût-bénéfice, les mesures nécessaires pour atteindre le bon état sont d’un coût disproportionné, un objectif moins strict peut être défini. L’écart entre cet objectif et le bon état doit être le plus faible possible et ne porter que sur un nombre restreint de critères.
|
Orientations fondamentales
Elles donnent la direction dans laquelle il faut agir pour répondre aux questions importantes et atteindre ainsi les objectifs d’amélioration ou de non détérioration des eaux fixés par le Sdage. Le Sdage donne, pour une période de six ans, les orientations fondamentales pour gérer l’eau de manière équilibrée. Plusieurs orientations fondamentales peuvent répondre à une question importante
Exemple, l’orientation fondamentale 1B : Restaurer la qualité physique et fonctionnelle des cours d’eau
|
Participation du public
Démarche, prévue par la directive cadre sur l’eau, d’implication du public dans le processus de sa mise en application. Elle inclut notamment la réalisation de consultations du public sur :
|
Pesticides
Substances utilisées dans les cultures pour lutter contre les organismes nuisibles. C’est un terme générique qui rassemble notamment les insecticides, les fongicides, les herbicides. Les produits « phytosanitaires » ou « phytopharmaceutiques » sont des pesticides.
|
Piézométrie
Mesure de la hauteur d’eau dans les nappes souterraines. Un affaissement piézométrique est la baisse temporaire ou non du niveau piézométrique d’une nappe du fait de modifications naturelles ou artificielles : prélèvement, diminution de l’alimentation, mise en communication des aquifères.
|
Points nodaux
Les points nodaux sont les principaux points stratégiques pour la gestion de la ressource en eau du bassin. Ils permettent le contrôle de l’évolution de la qualité des eaux et des débits au long des cours d’eau. En pratique il s’agit la plupart du temps de points situés à la confluence de rivière. Pour chacun de ces points sont définis un débit objectif d’étiage (DOE), un débit seuil d’alerte (DSA) et un débit de crise (DCR).
|
Pollution de l’eau
Rejet de substances ou d’énergie effectué ou non par l’homme dans le milieu aquatique, directement ou indirectement, et ayant des conséquences de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources vivantes et au système écologique aquatique, à porter atteinte aux agréments ou à gêner d’autres utilisations légitimes des eaux.
On citera la pollution :
-
par les matières organiques et oxydables qui proviennent pour l’essentiel des rejets domestiques et industriels et qui consomment l’oxygène de la rivière ;
-
par les matières azotées issues elles aussi pour l’essentiel des rejets domestiques et industriels et qui contribuent aux développements excessifs d’algues dans les rivières et peuvent présenter un effet écotoxique ;
-
par les nitrates liés au développement des élevages hors sol et de l’agriculture associée ainsi qu’aux grandes cultures, les nitrates facilitent le développement des végétaux aquatiques et représentent une gêne pour la production d’eau potable ;
-
par les matières phosphorées issues des rejets domestiques, industriels et des élevages, elles sont les principales responsables de l’eutrophisation des rivières et des plans d’eau ;
-
par les toxiques en fonction de leur teneur, ils peuvent affecter gravement et/ou durablement les organismes vivants. Ils peuvent conduire à une mort différée ou immédiate, à des troubles de reproduction, ou à un dérèglement significatif des fonctions biologiques. Les principaux toxiques rencontrés dans l’environnement lors des pollutions chroniques ou aiguës sont généralement des métaux lourds (plomb, mercure, cadmium, zinc,...), des halogènes (chlore, brome, fluor, iode), des molécules organiques complexes d’origine synthétique (pesticides,...) ou naturelle (hydrocarbures).
|
Pollution diffuse
Pollution dont la ou les origines peuvent être généralement connues mais pour lesquelles il est impossible de repérer géographiquement des rejets dans les milieux aquatiques et les formations aquifères.
Par opposition, la pollution ponctuelle provient d’un site identifié, par exemple point de rejet d’un effluent.
|
Préfet coordonnateur de bassin
Préfet de la région dans laquelle le comité de bassin a son siège. C’est l’autorité administrative prévue aux articles L. 212-2, L. 212-2-1, L. 212-2-2 et L. 212-2-3 du code de l’environnement. Il anime et coordonne l’action des préfets des départements et des régions appartenant au bassin ; il préside la commission administrative de bassin. Il est assisté dans ces rôles par le délégué de bassin.
|
Prélèvements d’eau
L’eau est utilisée pour l’agriculture (abreuvage, mais surtout irrigation), l’industrie (refroidissement des centrales, traitement de surface…), l’alimentation en eau potable des habitants.
On distingue l’eau prélevée et l’eau consommée qui est la fraction du volume d’eau prélevé non restitué au milieu aquatique après usage.
|
Pression
L’exercice d’une activité humaine peut avoir une incidence sur les milieux aquatiques : rejets, prélèvements d’eau, artificialisation des milieux, capture de pêche... La pression est le « poids » que l’activité fait peser sur le milieu naturel. La mesure de l’ensemble des pressions qu’exerce l’homme sur la nature est appelé « empreinte écologique ».
|
Profil de baignade
Le profil de baignade doit permettre à la personne responsable d’un site de baignade d’évaluer et de comprendre les risques de pollution bactériologique des eaux de baignade. Cette situation peut conduire à des interdictions temporaires de baignade afin de prendre les mesures pour protéger les baigneurs face aux risques de gastroentérites, troubles ORL, hépatites A… Le profil comprend une description physique de la plage, le bilan de la qualité des eaux de la plage, l’inventaire de toutes les sources de contamination microbiologique et l’évaluation des risques de pollution. Il peut conduire à l’établissement d’un plan d’actions pour préserver ou reconquérir la qualité des eaux de la plage. Le bilan de la qualité se fait sur la base des résultats bactériologiques de 4 années consécutives de suivi, exploités par méthode statistique. Deux paramètres indicateurs de pollution sont suivis : les coliformes (avec Escherichia coli) et les entérocoques intestinaux. L’appréciation de la qualité est complétée par des analyses physicochimiques et des contrôles visuels (résidus goudronneux, verre, déchets plastiques, méduses, algues, phytoplancton…). Les normes diffèrent selon qu’on est en eaux douces intérieures ou en eaux marines côtières et de transition. Le classement de la qualité des eaux de baignade comprend quatre catégories : excellente, bonne suffisante, insuffisante. Les plages classées dans cette dernière qualité sont fermées à la baignade.
Les principes du « profil de baignade » peuvent être élargis aux sites de pêche à pied de loisirs, afin de contribuer à la protection de la santé des consommateurs de coquillages.
|
Programme de mesures
Document à l’échelle du bassin hydrographique comprenant les mesures (actions) à réaliser pour atteindre les objectifs du Sdage. Les mesures sont des actions concrètes assorties d’un échéancier et d’une évaluation financière. Elles peuvent être de nature réglementaire, financière ou contractuelle.
|
Programme de surveillance de l’état des eaux
Ensemble des dispositions de suivi de la mise en œuvre de la directive cadre sur l’eau à l’échelle d’un bassin hydrographique permettant de dresser un tableau cohérent et complet de l’état des eaux. Ce programme inclus : des contrôles de surveillance qui sont destinés à évaluer les incidences de l’activité humaine et les évolutions à long terme de l’état des masses d’eau ; des contrôles opérationnels qui sont destinés à évaluer l’état et l’évolution des masses d’eau présentant un risque de ne pas atteindre les objectifs environnementaux ; des contrôles d’enquête qui sont destinés à identifier l’origine d’une dégradation de l’état des eaux. Le programme de surveillance doit être opérationnel fin 2006.
|
Questions importantes
Ce sont les questions auxquelles il faut répondre pour atteindre le bon état de toutes les eaux. Elles découlent de l’état des lieux du bassin c’est-à-dire des prévisions faites pour l’état de nos rivières, nappes et littoral en 2015, avec la seule poursuite des politiques déjà engagées. Ces questions, au nombre de 15, sont développées dans le document intitulé «Tous acteurs de l’eau » qui a été soumis aux assemblées départementales et régionales puis au public en 2004 et 2005. Le comité de bassin l’a adopté définitivement le 30 juin 2006 après prise en compte des avis recueillis lors de ces consultations. Le Sdage indique la manière dont il faut s’y prendre pour répondre à ces questions importantes.
Exemple, la question importante n°1, Repenser les aménagements de cours d’eau pour restaurer les équilibres
|
Récupération des coûts
Principe promu par la directive cadre sur l’eau et visant à ce que les utilisateurs de l’eau supportent autant que possible - principalement au travers du prix de l’eau - les coûts induits par leurs utilisations de l’eau : investissements, coûts de fonctionnement et d’amortissement, coûts environnementaux, etc. Ce principe est aussi appelé « recouvrement » des coûts, même si la « récupération » des coûts est le terme officiel de la directive.
La directive cadre fixe deux objectifs aux États membres en lien avec le principe de récupération des coûts :
-
pour fin 2004, dans le cadre de l’état des lieux : évaluer le niveau actuel de récupération, en distinguant au moins les trois secteurs économiques : industrie, agriculture et ménages ;
-
pour 2010 : tenir compte de ce principe, notamment par le biais de la tarification de l’eau.
Si la directive a une exigence de transparence du financement de la politique de l’eau, en revanche, elle ne fixe pas d’obligation de récupération totale des coûts sur les usages.
|
Redevances
L’ agence de l’eau perçoit des redevances auprès des personnes publiques ou privées en fonction des perturbations que leurs activités entraînent pour les milieux aquatiques. Proportionnelles aux quantités de pollution rejetées dans le milieu naturel ou aux volumes d’eau prélevés, les redevances sont des outils pour inciter chacun à mieux gérer la ressource en eau. Les taux et les assiettes des redevances sont approuvés par le comité de bassin dans le cadre défini par la loi sur l’eau et les milieux aquatiques. Le produit des redevances permet à l’agence de l’eau de financer les actions d’intérêt général pour la protection des ressources en eau.
|
Régime hydrologique
Variations saisonnières du volume et du débit de la rivière.
|
Rejets
Action de jeter, déverser ou laisser s’écouler dans les eaux superficielles, souterraines ou les eaux de mer une ou des substances quelconques. Ces rejets peuvent être d’origine industrielle, domestique (collectivité urbaine,...), agricole (élevages,...). Ils peuvent être ponctuels ou diffus.
|
Report de délai
Report de l’échéance de 2015 pour atteindre le bon état. Le report le plus tardif est fixé à 2027.
|
Réserves de substitution
Ce sont des ouvrages artificiels permettant de stocker l’eau lorsque celle-ci est abondante pour irriguer les cultures en période sèche. Ces ouvrages viennent en remplacement de prélèvements existants : c’est la notion de substitution. Ainsi par exemple, un prélèvement en été durant la période la plus critique est remplacé par un prélèvement en hiver lorsque la ressource est disponible. Ces réserves constituent l’une des solutions à un problème de manque d’eau car elles permettent de réduire les prélèvements en été qui ont le plus d’impact sur le milieu naturel. Elles peuvent compléter d’autres types de solutions : économies d’eau et mesures agro-environnementales pour limiter les volumes d’eau utilisés pour l’irrigation ; gestion collective et concertée des prélèvements entre tous les utilisateurs (agricole, industrie, loisirs, eau potable) pour rétablir l’équilibre entre les besoins des usagers et la ressource disponible, sans oublier les besoins des milieux naturels.
|
Réservoir biologique
Dans les rivières et les zones humides, vivent des organismes microscopiques, des plantes, des insectes, des mollusques...Certains, comme les poissons, effectuent tout leur cycle de développement dans la rivière : ils naissent, grandissent, s’alimentent, se reposent et se reproduisent dans l’eau. Ils se déplacent selon leur besoin en nourriture ou pour chercher un endroit où se reproduire. Les réservoirs biologiques sont des cours d’eau ou parties de cours d’eau comprenant tous les habitats utiles au bon développement d'une espèce. Ce sont des « pépinières » qui peuvent fournir des individus aptes à coloniser les secteurs appauvris. Ils participent ainsi au maintien ou à l’atteinte du bon état. Ces réservoirs sont identifiés dans le Sdage.
|
Restauration
Consiste à reconstituer par l’intervention humaine, des écosystèmes dégradés.
La restauration implique que l’écosystème ait encore une capacité suffisante pour se régénérer et une bonne capacité à évoluer naturellement (bonne dynamique du milieu).
|
Retenues collinaires
Dans des cuvettes à fond naturellement imperméable, situées entre des collines, l’homme aménage de petits barrages en terre pour retenir principalement les eaux de ruissellement. Les retenues d’eau artificielles ainsi créées sont utilisées pour l’irrigation des cultures, ou les loisirs (alimentation des canons à neige…).
|
Risque sanitaire
Danger ou inconvénient (immédiat ou à long terme) plus ou moins probable auquel la santé publique est exposée. L’identification et l’analyse des risques liée à un phénomène (inondation, contamination,...) permet généralement de prévoir son impact sur la santé publique.
|
Scénario tendanciel
Ce scénario permet d’évaluer l’état de nos rivières, nappes d’eaux souterraines et eaux littorales en 2015 afin d’identifier celles sur lesquelles il est nécessaire de renforcer les politiques actuelles pour atteindre le bon état. Il est fondé sur des évolutions constatées (tendances) des prélèvements d’eau et des rejets et sur les effets sur l’eau de l’application de la réglementation actuelle.
|
Schéma d'aménagement et de gestion des eaux (Sage)
Né de la loi sur l’eau de 1992, le Sage est le document d’orientation de la politique de l’eau au niveau local. Il est élaboré par la commission locale de l’eau, soumis à l’avis du comité de bassin et approuvé par le préfet. Toute décision administrative doit lui être compatible et il est opposable au tiers. Depuis la loi sur l’eau 2006, le public est consulté sur le projet de Sage. Il peut s’exprimer lors des enquêtes publiques.
|
Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage)
Créé par la loi sur l’eau du 3 janvier 1992, le Sdage définit pour chaque bassin hydrographique les orientations fondamentales d’une gestion équilibrée de la ressource en eau dans l’intérêt général et dans le respect des principes de la loi sur l’eau. Il fixe les objectifs de qualité et de quantité à atteindre pour chaque cours d’eau, plan d’eau, nappe souterraine, estuaire et secteur littoral. Il détermine les dispositions nécessaires pour prévenir la détérioration et améliorer l’état des eaux et des milieux aquatiques. Il est élaboré par le comité de bassin. Le Sdage 2010-2015 a été adopté le 15 octobre 2009 et approuvé par arrêté du préfet coordonnateur de bassin. Il s’impose à toutes les décisions publiques dans le domaine de l’eau et à certaines décisions dans le domaine de l’urbanisme.
|
Substances prioritaires dangereuses
La directive cadre sur l’eau distingue les substances prioritaires (28 à ce jour) dont les rejets doivent être réduits, et les substances prioritaires dangereuses (13 à ce jour) dont les rejets doivent être supprimés.
Par ailleurs elle fixe des normes de qualité environnementales (seuils de concentration à ne pas dépasser dans les milieux aquatiques pour 41 substances. (Données mars 2010).
|
Tarification
Politique destinée à conditionner l’utilisation de l’eau au paiement d’un prix. La DCE demande aux Etats membres de veiller à ce que d’ici 2010 les politiques de tarification incitent les usagers à utiliser l’eau de façon efficace, ce qui contribuera à l’atteinte des objectifs environnementaux, notamment par la réduction des gaspillages.
|
Têtes de bassin
C’est la partie située à l’amont des bassins versants où naissent nos rivières. Elles abritent de nombreuses zones humides (tourbières, marais, prairies…) et un « chevelu » de petits ruisseaux qui sont souvent le refuge d’espèces devenues rares comme l’écrevisse à pied blanc et la moule perlière. Les têtes de bassin conditionnent en qualité et en quantité les ressources de l’aval. Souvent de bonne qualité, ces zones sont cependant fragiles et peuvent très vite se dégrader en raison des activités économiques qui s’y installent.
|
Trame bleue
Dans le cadre du Grenelle de l'environnement, la trame bleue est définie, avec la trame verte, comme un outil d’aménagement du territoire. La trame verte est constituée de grands ensembles naturels et de corridors les reliant. La trame bleue est formée de zones humides, de cours d’eau et masses d’eau et des bandes végétalisées le long des cours d’eau. Ces deux trames visent à maintenir la continuité entre les habitats pour assurer la pérennité des espèces. Ainsi les conditions de vie seront optimales pour le maintien et le développement de la faune et la flore sauvage.
L'élaboration de la trame verte et bleue associera l'État, les collectivités territoriales et les parties concernées sur une base contractuelle. Cette élaboration se fera en cohérence avec les travaux menés par les commissions locales de l'eau.
|
Usages de l’eau
Actions d’utilisation de l’eau par l’homme : usages eau potable, industriel, agricole, loisirs, culturel. Nous sommes tous utilisateurs d’eau.
|
Vulnérabilité
Désigne la fragilité, la sensibilité d’un milieu, d’une installation, d’une activité ou d’un système donné face à un risque. Certaines installations (exploitation agricole, industrielle, habitation..) sont situées dans des secteurs où un risque d’inondation a été identifié. Des mesures peuvent être prises pour réduire leur vulnérabilité, c’est-à-dire pour adapter ces installations afin de limiter les dégâts causés en cas d’inondation.
|
Zones de répartition des eaux
Zones comprenant les bassins, sous-bassins, fractions de sous-bassins hydrographiques et systèmes aquifères (nappes d’eaux souteraines) définis dans le décret du 29 avril 1994.
Ce sont des zones où est constatée une insuffisance chronique des ressources en eau par rapport aux besoins. Elles sont définies afin de faciliter la conciliation des intérêts des différents utilisateurs de l’eau. Elle constitue un moyen d’assurer une gestion plus fine des prélèvements dans cette ressource grâce à un abaissement des seuils de déclaration et de prélèvement.
Dans chaque département concerné, la liste de communes incluses dans une zone de répartition des eaux est constatée par arrêté préfectoral.
|
Zones d’expansion des crues
Espaces naturels ou aménagés où se répandent les eaux lors du débordement des cours d’eau dans leur lit majeur. Le stockage momentané des eaux écrête la crue en étalant sa durée d’écoulement. Ce stockage participe au fonctionnement des écosystèmes aquatiques et terrestres. En général on parle de zone d’expansion des crues pour des secteurs non ou peu urbanisés et peu aménagés.
|
Zones humides
Zones où l’eau est le principal facteur qui contrôle le milieu naturel et la vie animale et végétale associée. Elle apparaît là où la nappe phréatique arrive près de la surface ou affleure ou encore, là où des eaux peu profondes recouvrent les terres. Il s’agit par exemple des tourbières, des marais, des lacs, des lagunes.
Elles ont un rôle fondamental dans les équilibres écologiques :
-
elles constituent un habitat naturel très riche pour de nombreuses espèces animales et végétales,
-
elles assurent un rôle d’épuration des eaux,
-
elles alimentent les cours d’eau et les nappes, jouant ainsi un rôle de régulation du régime des eaux.
|
Zones inondables
Zone où peuvent s’étaler les débordements de crues, dans le lit majeur et qui joue un rôle important dans l’écrêtement des crues. La cartographie de ces zones inondables permet d’avoir une meilleure gestion de l’occupation des sols dans les vallées.
|
Zones protégées
L’état des lieux est complété par un registre des zones protégées, c’est-à-dire nécessitant une protection spéciale dans le cadre de la législation communautaire en vigueur : zones vulnérables (directive nitrates), zones sensibles (directive eaux résiduaires urbaines), zones désignées au titre de la directive Natura 2000, etc.
|
Zones sensibles
(au sens de la directive européenne sur les eaux résiduaires urbaines) Il s’agit notamment des zones qui sont sujet à l’ eutrophisation et dans lesquelles les rejets de phosphore, d’azote, ou de ces deux substances, doivent être réduits. Les cartes des zones sensibles ont été arrêtées par le ministre chargé de l’environnement et sont actualisées au moins tous les 4 ans dans les conditions prévues pour leur élaboration.
|
Zones vulnérables
(au sens de la directive européenne "Nitrates") Zones qui alimentent les eaux ainsi définies : atteintes par la pollution : les eaux souterraines et les eaux douces superficielles, notamment celles servant au captage deau destinée à la consommation humaine, dont la teneur en nitrate est supérieure à 50 milligrammes par litre, les eaux des estuaires, les eaux côtières et marines et les eaux douces superficielles qui ont subi une eutrophisation susceptible dêtre combattue de manière efficace par une réduction des apports en azote, menacées par la pollution : les eaux souterraines et les eaux douces superficielles, notamment celles servant au captage deau destinée à la consommation humaine, dont la teneur en nitrate est comprise entre 40 et 50 milligrammes par litre et montre une tendance à la hausse, les eaux des estuaires, les eaux côtières et marines et les eaux douces superficielles dont les principales caractéristiques montrent une tendance à une eutrophisation susceptible dêtre combattue de manière efficace par une réduction des apports en azote.
Le préfet coordonnateur de bassin, après avis du Comité de Bassin, arrête la délimitation des zones vulnérables. Cette délimitation fait l’objet d’un réexamen au moins tous les 4 ans.
|
|
|